Ce qu’il m’a fallu travailler fort pour développer ce volet de ma personalité. L’absence de modèle de ce type dans ma famille ne m’a pas facilité les choses; des gens bien, mais salariés et très partisans du «9 à 5» (si je fais exception d’un grand-papa).

À huit ans, je fabriquais des pools de hockey visant à prédire l’issu des matchs du Canadien du samedi soir; j’ai fait ça pendant deux ans, je crois, sous le regard amusé de mon entourage. Ensuite, je suis devenu «caddie» au Golf de Lorette. Au secondaire, je ne me souviens pas d’initiative très «business», mais je me suis toujours comporté comme étant un gars rempli d’initiatives. En même temps, j’étais plutôt conformiste à cet âge, alors… Bon, je n’ai pas suivi mes parents dans le Nouveau-Québec et à quatorze ans, je me suis retrouvé en dehors du nid familial; j’avais ma vie à gérer, c’était déjà beaucoup. J’ai rapidement pris un coup de maturité…

Au Collège et à l’université, je me suis beaucoup «impliqué» dans les associations étudiantes. Je travaillais dans un supermarché et dans un hôpital pour gagner mes études. Quand je me suis mis à vraiment travailler (au pensionnat), les gestes d’entrepreneur ont commencé à me captiver. C’est dans mon premier poste de directeur général que la fibre entrepreneuriale a explosé. J’ai fondé une marque de crème glacée («La Rivier» avec les Provencher de la Laiterie de Coaticook), j’ai fondé un Théâtre d’été dans le Collège (ça, il fallait être fou!) où j’oeuvrais et j’ai été président du Forum sur le développement socio-économique de la M.R.C. de. Coaticook en 1997.

Quand je suis devenu d.g. au primaire, j’avais occupé à peu près tous les postes dans le regroupement des écoles privées qui donne des services aux écoles du Québec. Je me suis donc concentré sur le développement du projet éducatif de l’école que je dirigeais et j’ai dû développer beaucoup des qualités des entrepreneurs:

  • Bien se connaître
  • Comprendre comment fonctionne le changement
  • Voir son rôle dans un processus de changement
  • Apprivoiser les diverses formes d’engagement dans la société
  • Aller de l’avant avec ses convictions et ne pas essayer de faire tout seul

Aujourd’hui, je suis actionnaire d’une P.M.E. En soi, ça ne veut rien dire, mais j’aime à penser que le relatif confort d’un poste de directeur d’école ne m’a pas enlevé ce goût de changer le monde. Une chose est sûre, dans ma quête de changement en éducation, une certaine tolérance aux risques et des convictions que je peux faire une différence sont au coeur de mon engagement d’entrepreneur.

Le plus difficile n’est pas tant de devenir entrepreneur comme de le rester.

J’ai vécu des échecs; la façon dont on se relève d’un passage à vide me semble déterminante pour continuer à développer ses compétences d’entrepreneur. Je me souviens de certaines «portes ouvertes» manquées…

J’ai été déçu de voir certaines de mes innovations cesser de cheminer après avoir passé le relais. Lorsque j’ai appris que le Théâtre Rivier cessait ses activités, j’ai regardé en amont comment j’avais travaillé. Deux ans après avoir quitté l’Institut, j’ai été heureux de voir comment a cheminé le programme CARRIÈRE devenu démocraTIC quelques années plus tard. Comme le bon vin, c’est important qu’une bonne formule s’améliore…

Enfin, pour s’accomplir en tant qu’entrepreneur, il faut vivre certaines réussites. J’ai vu augmenter le chiffre d’affaires de l’entreprise pour laquelle je travaillais (Opossum/iXmédia); j’ai toujours considéré cela comme un bon indicateur !

Dans les dernières années, j’ai vraiment pu compter sur mes compétences d’entrepreneur pour cheminer dans la vie. Créée en 2014, Mario tout de go Inc. comble parfaitement mes envies professionnelles par l’entremise de mandats variés et fascinants.

La fondation toute récente de l’entreprise Magic Door est une autre des initiatives qui me permet de repousser mes limites. En plus de constituer un extraordinaire laboratoire d’innovation pour peaufiner mes stratégie en marketing d’influence, elle me permet de travailler avec des membres de ma famille, ce que j’apprécie au plus haut point!

Si on a déjà écrit qu’acheter c’est voter, je dirais également que relayer c’est voter !