Visionnaire
Je me souviens des premiers pas que j’ai faits de façon conciente à vouloir identifier une vision. Je venais d’échouer dans mes premières tentatives d’implanter les TIC à l’Institut. J’avais obligé tout le monde à suivre une formation à Internet et au bout de quelques semaines, j’avais vérifié qui avait utilisé Internet dans l’exercice de son travail. Ça ne vaut même pas la peine que je note ici le nombre. C’était un désastre…
Et puis, j’étais reparti sur de nouvelles bases. J’avais animé une rencontre dans laquelle une démarche plus systémique d’intégration des TIC aux apprentissages prenaient toute la place et ça commençait par se donner une vision. On était arrivé au résultat suivant: «Que nos meilleurs apprenants de l’école soient nos enseignants». Depuis ce temps, je sais jusqu’à quel point c’est important de se doter d’une vision quand on veut accomplir de grandes choses. Pourtant, quand j’y repense, je savais déjà ça avant de vivre cette expérience. On m’avait dit si souvent que j’étais du type visionnaire. Je crois que je n’en n’avais pas pris conscience ou que je ne savais pas de quoi il était vraiment question.
Depuis ce temps, j’ai constaté qu’un leader peut être ou ne pas être visionnaire dans ce sens qu’anticiper la direction à prendre en fixant un objectif mobilisateur, mesurable et formulé de façon à ce qu’on puisse comprendre tout de suite de quoi il est question n’est pas automatiquement présent chez tous les leaders. Maintenant, je sais que je peux assumer ce genre de leadership. C’est à la fois prétentieux d’accoler ces deux termes ensemble (tellement ils comprennent une puissance mobilisatrice) et de penser qu’on peut avoir développé ce type d’approche. Mais en même temps, ça l’est moins quand on pense qu’il n’y a rien de permanent en cette matière. On peut avoir été visonnaire un temps et se perdre facilement dans un autre contexte.
Au moment où je termine (pour un temps) la formulation de certaines compétences que j’ai développées, je constate qu’il m’est précieux d’avoir pu ramasser ici ces «savoir-agir» qui me caractérisent. Je crois que faire preuve de vision dans la gestion de l’entreprise pour laquelle j’oeuvre actuellement, c’est de m’attacher aux fondements de ce pourquoi elle a été mise sur pied: «aider des clients à utiliser les technologies de façon simple pour répondre à des besoins complexes». Mais jusqu’à quel point?
Il semble que j’ai encore à faire pour continuer à développer ma vision…


