«L’analyse de deux séries de jeux, Sim City et Civilization, montre que les jeux vidéo disponibles dans le commerce ont un triple intérêt pour le géographe, en tant qu’objets géographiques, outils pédagogiques et de modélisation.»
Il s’agit d’un article de Hovig Ter Minassian et Samuel Rufat publié sur le site cybergeo qui porte sur deux des jeux les plus utilisés par mes deux plus vieux. C’est pas mal en les regardant aller dans ces «deux univers» que je me suis mis à penser que le jeu et les apprentissages pouvaient aller ensemble sous certaines conditions…
Je recommande la lecture de cet article pour qui considère que le domaine est un «nouveau champ de recherche»:
«Ce sont paradoxalement les réserves émises quant à l’utilisation pédagogique des jeux vidéo qui les fondent comme objets géographiques : l’omniprésence des représentations spatiales qu’ils véhiculent et la manière dont celles des concepteurs et celles des joueurs entrent en dialogue. Les jeux vidéo, leurs dérivés et le déroulement des parties, sont des microcosmes qui donnent à voir les interactions des sociétés avec leur environnement matériel et symbolique. Les jeux vidéo acquièrent alors une dimension d’objets de recherche et peuvent devenir, comme la carte, à la fois un objet de réflexion, d’analyse et un outil de travail. Les jeux vidéo servent à comprendre les rapports entre sociétés, espace et territoire.»
Pas trop long, bien documenté et assez accessible… voilà une autre pièce à ajouter au «casse-tête»!
Tags: "Pédagogie et nouvelles technologies" LesExplorateursduWeb Partageons le savoir
Je crois que vous seriez intéressé par notre expérience. Depuis 2002, nous tentons d’adapter le jeu civilization à des situations d’apprentissage viables.
À voir ici: http://www.projet-civ.com
En 2000, j’étais alors en Nouvelle-Écosse et Sim City était un logiciel à la liste du matériel scolaire approuvé par le ministère de l’éducation pour le cours de sciences humaines.
Il y a des pratiques qui accélèrent une réaction sur le court terme et qui lui nuisent sur le long terme.
C’est la raison pour laquelle les seuls bilans fiables à propos des pratiques et outils sont … ceux que l’on a jamais, à savoir ceux à 50 ans.
En général après 5ans on est depuis longtemps passé à autre chose.